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Moi : Bonsoir,
Même si je rencontrais actuellement, vous seriez de toute façon trop jeune à mon goût. Les hommes de la quarantaine et plus ont mes faveurs.Lambda : L’âge est important pour vous ?? Nous avons peu d’écart.
Moi : Oui, il l’est. Je sais, c’est frustrant.
Lambda : Lol, carrément !!!
Vous devriez essayer malgré tout, c’est un conseil. J’aurais apprécié vous rencontrer et discuter avec vous.Moi : Mais qui dit que je n’ai pas essayé justement ?
Lambda : Alors si vous avez essayé, qu’aimez-vous plus chez un homme de 40 ans et plus, plutôt qu’un homme de 36 ans et bientôt 37 ?
Moi : Difficile à dire. Le vécu peut-être.
Lambda : Pas très précis tout ça, je trouve.
Vous devriez refaire un essai, car je ne vous trouve pas très explicite.
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L’un des tout premiers messages que j’ai reçus lors de ma première inscription sur un site de rencontre libertin fut celui d’un jeune homme de 18 ans. J’avais beau arriver sans encore bien savoir ce que je cherchais, je savais que 18 ans, c’était bien bien bien trop jeune pour moi. J’ai plissé les yeux sur le moment avant de me rendre compte que le discours de ce jeune homme était surtout celui de quelqu’un de paumé, en manque d’affection, qui n’avait rien à faire là. Un peu plus de la moitié de mon âge à l’époque, un bébé pour moi. Je ne dois vraiment pas être assez cougar dans l’âme. Pas encore en tout cas.
Depuis, je suis poursuivi par ce questionnement sur l’âge : Pourquoi toujours plus vieux que moi ? Pourquoi cette tranche d’âges en particulier ? C’est une question de goût personnel et les goûts et les couleurs, comme chacun sait, ça ne se discute pas. Mais il n’empêche : Pourquoi donc ?
En remontant le fil de mes rencontres, je suis retombée sur un échange avec un de mes anciens partenaires et je me rends compte que, finalement, très tôt, j’ai eu des éléments de réponse en main.
Partenaire passé : Sans tomber dans la psychologie de comptoir de base, sans tomber dans les préjugés chronobiologiques sur les âges de la vie, il est manifeste que la sexualité d’un homme qui approche quarante ans change. Et je suis dans ce changement.
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En d’autres mots, et sans vouloir paraître vulgaire et au risque d’être grossier, avant je pratiquais la levrette comme un petit cabot, aujourd’hui je la conçois dans tout son fondant, ses lois de l’inertie, ses petits riens, sa tranquillité, son fondant, son ressac, ses remous…Moi : Alors, je vais en profiter pour glisser un constat que j’ai fait il y a peu sur ma sélection de profils ici même. Je ne savais pas vraiment ce qui allait me tomber dessus en m’inscrivant, j’ai pris le temps de tâter le terrain, de discuter, et de définir un peu plus précisément mes envies. C’est d’ailleurs toujours en cours ; je suis inscrite depuis à peine un mois et demi. J’ai vu passer pas loin de 200 profils divers et variés qui sont venus se proposer à moi. Le constat, c’est que je privilégie naturellement les gens plus âgés que moi, la majorité de ceux avec qui je discute le plus a entre 40 et 45 ans. Et je pense que la raison en est simplement que l’approche de la sexualité est différente à partir d’un certain âge (je n’en fais pas une règle générale, j’ai vu passer des trucs bien trash aussi pour compenser). Il n’y a pas de recherche de performances, pas de preuves à faire, pas de boulimie. Comme tu le dis toi-même : la qualité plutôt que la quantité. Je ne recherche pas l’orgasme à tout prix, c’est une pression que je ne veux mettre sur personne (mon partenaire du moment, comme moi-même). Je veux juste du bien-être, une situation où je me sens en confiance, où je peux m’abandonner et j’apprécie autant le moment câlin que la complicité qui peut naître à ce moment. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir de temps en temps des besoins plus « vigoureux », mais c’est selon l’humeur. Voilà
Rares sont les hommes entre 25 et 35 ans qui ont ce regard, ce recul sur le libertinage, sur le sexe, sur la femme, sur la vie en général ; cette capacité à s’abstraire un peu des instincts bassement primaires que j’affectionne tant. Il faut du vécu pour cela. Oui, la finalité reste la même : un plan cul, mais il y a mille manières d’y arriver et on peut en retirer mille choses différentes aussi. Et je suis toujours en quête d’un enrichissement personnel à travers mes rencontres.
Parmi ces jeunes, certains ne sont que de fringants baiseurs en série pour qui c’est tout de suite, maintenant, et vite, d’autres sont dans la superficialité la plus absolue et ont besoin d’être validés et admirés pour leurs tablettes de chocolat, la longueur de leur sexe et leur endurance, d’autres encore ne sont que des garçons et pas encore des hommes. Le nombre de fois où on a essayé de me vendre des heures de cunnilingus très appliquées, le plus bel orgasme de ma vie, un plaisir sans comparaison possible et le septième ciel. Le nombre de fois où j’ai bien senti que la personne en face ne comprenait pas les raisons profondes de mon refus (ce qui, pour moi, n’est finalement qu’une confirmation de ma première impression)…
Lambda2 : Homme charmant, gourmand, ardent, cultivé, cherche jolie rencontre avec très jeune femme ayant le fantasme d’homme mûr et le désir réel de l’assouvir avec gourmandise, tendresse et bonne humeur joyeuse.
Et pour le plaisir de la contradiction, dans mes recherches couples, mes critères d’âge sont plus souples, même si, en dessous de 30 ans, ça ne m’excite toujours pas. Mes quelques expériences réussies m’ont prouvé que le plus important dans ces relations triangulaires est la complicité et la confiance qui s’établissent entre les trois partenaires. Un mari plus jeune que moi de seulement deux ans et très bon ami m’avait d’ailleurs avoué que, même si la possibilité de nous voir à deux était envisageable, il restait persuadé que l’homme seul qu’il serait alors ne correspondrait pas à mes attentes en la matière. Et il avait raison. Seul, il ne m’intéressait pas.
