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J’ai d’abord eu la très agréable surprise de découvrir une écriture plaisante qui m’a accrochée dès les premières lignes. Ça transpire l’intelligence et surtout le bien-être, et ça fait du bien ! Sa relation avec son mari est belle, ils se sont bien trouvés et ils s’éclatent. Que leur souhaitez de plus ? Que ça dure. En tout cas, je compte bien mettre Mon mari est un homme formidable au programme de mes vacances pour savoir comment tout s’est si bien mis en place.
Je plaide par ailleurs coupable en rougissant, mais c’est tellement rare que ça mérite d’être mentionné : certains des passages ont eu un tel effet sur moi que j’ai dû faire des pauses dans ma lecture. Ça, je ne m’y attendais pas du tout. Et même quand les mots se font moins excitants, les pages défilent. Il aurait juste sans doute fallu lever le pied sur les récits de soirées et d’orgies de sexe en tout genre et raccourcir le livre d’une cinquantaine de pages. Il y a quelques longueurs et la bonne impression initiale s’atténue au fur et à mesure, surtout que le « drame » vendu au dos du livre finit par n’être plus qu’un lointain fil rouge et que le propos du livre est avant tout une année dans la vie d’une libertine plus libre et épanouie que jamais dans ses choix.
Mais revenons un instant sur cet « ultime tabou libertin ». Tomber amoureux dans le cadre du libertinage, ça ne se fait pas. Je le lis çà et là, tout particulièrement dans les articles parlant du libertinage en couple. C’est ce que le mantra « couple amoureux et uni, jamais l’un sans l’autre » essaye un peu de prévenir. Comme si on pouvait avoir un contrôle quelconque sur nos coups de foudre, qui sont d’autant plus violents qu’on se pense vraiment à l’abri. Alors oui, ça sonne, ça secoue, ça fait peur et ça fait généralement passer un sale moment la première fois, mais pour être tombée amoureuse deux fois depuis mes débuts libertins et avoir découvert que je pouvais gérer la situation, je n’y vois plus un interdit particulier. Ça arrive, c’est tout. L’expérience qu’en a faite Ève de Candaulie n’a malheureusement pas été aussi positive que la mienne, notamment parce que la relation n’était pas symétrique, mais elle en est ressortie grandie à sa façon. Et son couple aussi au passage. Ça sert aussi à ça, le libertinage.
Petit clin d’œil musical :
Dis, petite salope, raconte-moi
Comment c’était entre ses bras.
Était-ce mieux qu’avec moi ?Ouais, petite vicieuse, dis-moi tout :
Combien de fois, combien de coups…
Quand même pas jusqu’au bout ?

