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« Déshabille-toi, et fais vite. »
Faute d’indications plus précises, je décidai de tout retirer sans poser de questions. Il ne me jeta même pas un regard, il se contentait de sortir méthodiquement un par un les accessoires du sac pour les poser sur la table et les étudier.
Je me tenais maintenant nue face à lui, les bras le long du corps. Un léger frisson remonta sur ma peau et fit durcir mes tétons. L’air était frais dans l’appartement.
Il commença par mettre en place le collier de cuir autour de mon cou. Plus pour la forme qu’autre chose. Je suivais attentivement ses gestes et fus surprise quand sa main appuya sur mon épaule pour m’indiquer de me mettre à genoux. Il défit alors sa ceinture, les boutons de son pantalon et exhiba sous mon nez son sexe bien dur qui suintait déjà d’excitation. D’un mouvement conjoint de sa main sur l’arrière de ma tête et de son bassin, il vint coller son gland contre mes lèvres, forçant juste ce qu’il fallait pour que j’entrouvre la bouche.
« Suce. »
Il était avare en mots aujourd’hui, mais je m’exécutais aussitôt, léchant et tétant son gland, lapant le liquide qui s’en échappait, le prenant plus profondément, presque jusqu’à la garde et le laissant ressortir entièrement pour mieux l’engloutir en imposant mon rythme gourmand. Toute mon attention était sur son sexe et je n’avais maintenant qu’un but en tête : le faire jouir.
Je reculai ma bouche et le pris en main pour accélérer le mouvement. Je le défiai alors du regard. « Vas-y, jouis sur moi ! » semblèrent dire mes yeux. Et lui de simplement constater : « Tu as ton regard de salope. » Et le jet partit en saccade, sur l’épaule, les seins, le ventre. Sans le quitter des yeux, je vins frotter ma poitrine contre sa queue de laquelle pendaient encore de longs fils chauds et visqueux. Je m’en tartinais les seins tout en le caressant, comme fascinée par le glissement si fluide de son gland sur mes masses bombées et chaudes. Il me laissa faire le temps de reprendre ses esprits, puis recula pour contempler le résultat.
Lorsqu’il s’approcha de nouveau, ce fut pour saisir le bandeau sur la table et m’en recouvrir les yeux et m’aider ainsi à me refermer sur mes sensations. L’instant d’après, un objet oblong se posa sur mes lèvres. Cette fois, il ne s’agissait pas de sa queue, mais du mors qui trouva immédiatement sa place entre mes dents. C’était un simple mors en silicone et cuir dont l’efficacité à me faire baver avait déjà été prouvée à plusieurs reprises. Et il se trouvait que c’était ma demande du jour : baver.
Il me prit par le bras pour que je me relève et me guida vers une autre pièce de l’appartement où il me laissa seule un instant. Je l’entendis retirer ses vêtements. Au bruit de la boucle de sa ceinture, je sentis mon sexe se contracter tout seul. Rien que l’idée qu’il puisse s’en servir pour me fesser me faisait vaciller sur place. Mais rien ne vint. Au lieu de ça, je perçus la chaleur de son corps tout proche de ma peau. Son parfum envahit mes narines. Il était si près et si nu, mais il me refusa tout contact.
Un son mat s’abattit sur le plancher à côté de moi. L’odeur reconnaissable du jute me chatouilla le nez et, rapidement, la corde s’enroula autour de mes poignets.
J’avais maintenant les bras tendus au-dessus de la tête, à la verticale d’une barre solidement fixée entre deux murs. Les pieds presque à plat sur le sol, je n’avais pas d’effort particulier à faire pour rester en position. La salive s’accumulait lentement dans ma bouche et formait une mare derrière le barrage que représentait le mors. Je ne pouvais pas l’avaler bien sûr, mais elle ne débordait pas non plus. Pourtant, je n’attendais que ça.
Je sortis de ma rêverie baveuse quand une main se mit à malaxer fermement l’un de mes seins. Je sentis ensuite un petit cercle dur venir se poser autour du mamelon et le picotement caractéristique d’une pompe à téton accompagna le serrage de la vis. La deuxième fut rapidement mise en place. Cette sensation avait toujours quelque chose d’inquiétant. J’adorais sentir mes mamelons étirés et compressés ainsi, mais j’avais toujours l’impression qu’ils allaient exploser sous l’effet de la dépression forcée. Pourtant, il redonna un petit coup de vis de chaque côté et c’est entre mes cuisses qu’eut lieu l’explosion. L’ondulation qui parcourut tout mon corps suffit à libérer la mare qui prit son élan sur mon menton pour aller atterrir directement sur le sol dans un grand splash. La traite de mes seins commença alors, m’arrachant des râles de plaisir et obscurcissant de plus en plus ma perception de mon environnement. Une ligne directe venait d’être ouverte entre mes seins et mon bas-ventre qui me tiraillait de plus en plus.
Un doigt trouva son chemin entre mes cuisses et pénétra profondément.
« Tu es trempée. »
Un simple constat que j’entendis à peine. J’essayai bien de profiter de la présence de ce doigt pour me soulager un peu en me tortillant, mais il fut retiré aussitôt et forcé dans ma bouche en guise de réprimande silencieuse. Il me badigeonna le palais avec ma mouille avant de ressortir et d’étaler encore plus ma bave dégoulinante sur mon menton et mes joues avec la paume de sa main.
Reprenant une des pompes en main, il me contourna pour venir se placer sur mon côté. Je le sentis se pencher pour attraper quelque chose, mais impossible de deviner quoi, jusqu’à ce qu’une brûlure en forme de ligne irradie mes fesses. La badine. Le sifflement dans l’air me le confirma aussitôt. Il n’avait pas besoin de beaucoup de recul, un simple mouvement du poignet suffisait. J’allais avoir mal. Et j’en bavais littéralement d’envie.
Il alterna les petits coups secs qui me faisaient arquer le corps vers l’avant pour lui échapper, ce qui soulageait mon sein, mais je ne pouvais m’empêcher de retendre ostensiblement mes fesses vers l’arrière pour l’inciter à frapper encore et encore, ce qui tirait inévitablement sur la pompe à tétons. Les fesses me cuisaient, d’autant plus qu’il n’y avait eu aucune préparation. Mes tétons me donnaient l’impression qu’ils allaient exploser d’une seconde à l’autre. Je m’entendais vaguement souffler, inspirer fort, soupirer, gémir. J’avais à peine conscience de baver alors que je savais que je ne retenais plus rien du tout. Mon corps n’existait plus qu’en trois points : mon cul, mon sein gauche et ma chatte qui mouillait abondamment et coulait sur mes cuisses. Mon cerveau était assailli par la douleur et le plaisir. Et il en voulait encore.
Il finit par reposer la badine et libéra mes mamelons dans la foulée. Je serrai les dents, sentant le sang refluer et une douleur aiguë arriver en même temps. Il se contenta d’appliquer les paumes de ses mains sur chacun de mes seins pendant quelques secondes. Je respirais fort, embrassant la douleur et laissant les filets de bave s’échapper en continu.
La pause fut de courte durée et le martinet le plus vicieux de son attirail rentra en action. Petit, court et fin, il mordait efficacement la peau sensible de mes fesses, forçant mon corps à se cambrer toujours plus vers l’avant. Je ne pouvais pas lui échapper, il m’attrapait sur les cuisses, entre les jambes, sur le haut des fesses. Plus je me tortillais, plus il frappait fort. Puis il stoppa net, sentant sans doute que j’étais à deux doigts de lui indiquer que j’avais eu mon compte. La douleur était en train de l’emporter sur le plaisir et il n’en avait pas encore tout à fait fini avec moi.
Le son du Sastifyer pénétra le coton de ma tête et je m’accrochai aussi fort que je pus à la corde avant que mon clitoris ne rentre en vibration. La chaleur m’envahit d’un coup et je me tortillai comme une furie pour provoquer l’orgasme tant attendu. La position n’était pas optimale, mes bras fatiguaient, mais la jouissance était tellement proche et je l’avais tant attendue. De nouveau, j’en oubliai le reste de mon corps et me concentrai sur mon bas-ventre et ses contractions. J’imposais le rythme, serrais, desserrais, me tordais. Il en fallait à la fois peu et beaucoup. C’était une torture et je m’entendais gémir de frustration. Si proche, si proche. Une main glissa sur un mamelon encore sensible et pinça fort entre le pouce et l’index. Ce fut le déclic. Un râle profond s’envola pendant que tout mon corps se crispait pour mieux s’abandonner. L’instant dura longtemps. C’est l’épuisement qui me libéra de l’emprise de ce plaisir sans fin.
Mon corps s’était relâché d’un coup et une grande partie de mon poids était maintenant retenu par mes poignets. Je n’étais plus en état de faire grand-chose, mes jambes ne me tenaient plus. Il m’aida juste à me redresser le temps de défaire la corde et m’accompagna jusqu’à sol où il me prit dans ses bras. Il retira le mors et je retrouvai l’usage de ma bouche. La salive avait séché et je sentis un léger tiraillement sur mes joues. Je n’avais pas encore la force de sourire, mais l’intention était là, quelque part. Je n’étais de toute façon plus capable de bouger. Quand il me retira le bandeau, je sentis que le mascara et les larmes avaient coulé de chaque côté de mes yeux. Je le regardai dans un grand flou, j’étais épuisée, ça devait se voir sur mon visage. Il m’embrassa sur le front et m’aida à rejoindre le lit le plus proche où je m’endormis aussitôt, le corps encore maculé de sperme, de salive et de mouille. Il n’avait même pas eu le temps de s’allonger à côté de moi. J’étais de nouveau très très loin. J’entendis à peine son merci déposé dans le creux de mon oreille avec un baiser.
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| Photo maison. |

