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— Bonjour, Léo, je t’attendais, dis-je en ouvrant la porte.
Pour une fois, c’est moi qui ai tout organisé, de la réservation de la chambre d’hôtel à la recherche de la surprise. Léo n’avait qu’une chose à faire, être au bon endroit au bon moment. S’il savait ce que j’ai prévu pour lui…
 
Nous prenons le temps de nous embrasser, mais je l’empêche d’aller plus loin. Je lis une question silencieuse dans ses yeux et je le gratifie de mon sourire le plus malicieux, celui qui s’accompagne d’un regard pétillant. Ah, ça y est, ça lui met la puce à l’oreille. Je pose aussitôt mon index sur ses lèvres pour l’empêcher de poser la question.
 
— Déshabille-toi et ferme les yeux. Ne les ouvre sous aucun prétexte. Compris ?
 
Le ton de ma voix ne laisse pas vraiment de choix. Il hoche la tête et s’exécute en silence ; je n’en rate pas une miette. Me voir me mordre la lèvre le fait rire comme d’habitude, mais je ne dis rien, je continue de sourire un peu bêtement en pensant à la suite. Tout va bien, l’excitation est bien là, bien visible entre ses jambes. Une fois que ses yeux sont clos, je le fais pivoter sur lui-même et me place dans son dos. Mon corps, toujours perché sur des talons hauts et encore revêtu d’une petite robe noire, vient se coller au sien, si chaud, si nu. Je ne résiste pas à l’envie de frotter mon bassin de manière très suggestive contre ses fesses, puis fais glisser mes mains le long de ses bras que je tire vers l’arrière. Elles emprisonnent maintenant ses poignets dans le bas de son dos, entre nos deux corps. C’est le moment de dire à ma complice de nous rejoindre.
 
— Tu peux venir, lancé-je.
 
Je sens Léo tressaillir devant moi, le mouvement de ses bras qui essaient de se libérer est imperceptible. Non, nous ne sommes pas seuls cette fois, mais tu ne sais pas encore qui est avec nous. J’échange un regard avec la femme sculpturale et entièrement nue qui se dresse devant nous et elle n’attend pas une seconde de plus avant de se mettre à genoux, juste à la bonne hauteur. Elle joue de son souffle et du bout de sa langue avec cette belle queue dressée qui s’offre à ses lèvres. Je sens Léo se tendre et se détendre contre moi, je sais qu’il veut plus et surtout, il voudrait bien savoir à quoi ressemble cette partenaire mystérieuse qui vient de le prendre en bouche d’un seul coup. Un souffle, un râle, une tête qui s’appuie sur mon épaule maintenant. Laisse-toi aller, bel indécent. Il faut dire qu’elle est habile, elle s’acharne, elle lèche, elle suce, elle branle des deux mains, et, en plus, elle adore ça. Léo s’abandonne totalement à ses caresses.
 
— Ana, je vais jouir…
 
— Alors, jouis ! Jouis pour moi. Jouis dans sa bouche de chienne. Elle n’attend que ça !
 
Mon souffle chaud dans son oreille, il ne lui en faut pas plus. Tout son corps se cambre et je dois resserrer mon étreinte sur ses poignets pour le maintenir en place. Puis viennent les soubresauts de sa jouissance, nombreux. Sabrina ne laisse aucun répit à ce gland qu’elle continue de téter pour ne pas en laisser échapper une goutte.

 

 

Oui, car c’est bien ta belle complice Sabrina que tu découvres à tes pieds. Celle-là même que tu m’avais présentée lors de cette fameuse soirée dans une maison perdue au milieu de nulle part. Nous avions eu le temps d’échanger nos numéros de téléphone, et elle n’a pas hésité à accepter ma proposition de plan à trois, trop heureuse de te retrouver et d’enfin avoir cette occasion de me goûter. Moi aussi, j’ai envie d’elle. Très très envie d’elle…
 
Je t’invite à t’asseoir sur une chaise face au lit. Tu sais déjà que la suite se fera sans toi. Je me mords encore une fois la lèvre, mais cette fois, c’est Sabrina qui en est la responsable. Quelle femme magnifique ! Étendue sur le flanc, elle m’attend, son regard transpire le désir. D’un mouvement, je retire ma robe et me retrouve nue à mon tour. D’un autre, je saisis ses chevilles et la force à se mettre sur le dos et à écarter les jambes. Je reste un instant là, à contempler sa chatte luisante qui semble palpiter sous mes yeux. Quel délice visuel ! Je pose un genou sur le lit et fais glisser ses jambes au-dessus de mes épaules pour mieux me caler entre ses cuisses. Depuis le temps que j’ai envie de lui bouffer la chatte. Et quel goût elle a, sa chatte. Un peu acide, un peu salée, délicieuse. Je sens son clitoris gonflé sous ma langue, je le titille, je le saisis entre mes lèvres pour le sucer. Je sens Sabrina se cambrer pour mieux s’offrir, je sens les muscles de son ventre se contracter.

 

 

Ma langue la pénètre aussi profondément que possible et ressort pour la laper encore et encore, et la sucer à nouveau, l’aspirer, la bouffer, noyer mon menton dans sa mouille. J’espère que tu apprécies le spectacle, je ne peux pas malheureusement pas voir ce que tu vois, mais je l’imagine. Une femme donnant du plaisir à une autre, un plaisir intense qui la fait crier d’un coup et s’agripper aux draps. Magnifique Sabrina. Je remonte le long de son corps et l’incite à se mettre à genoux malgré son épuisement passager. Mes lèvres rencontrent les siennes et je mêle le goût de sa mouille au goût de ton sperme dans sa bouche. Mes doigts sont à nouveau sur sa chatte, je la tâte. Quelle gourmande, elle est déjà prête pour un nouveau round.

 

 

 
D’un regard, je t’invite à venir te joindre à notre baiser. Trois langues bataillent maintenant, les bouches s’échangent, se croisent. C’est un bal à six mains qui commencent et tes doigts viennent rejoindre les miens, et la pénètrent. Deux doigts d’abord, un chacun… puis deux. Je ne te quitte pas du regard une seconde. Sabrina se contorsionne pour venir à leur rencontre. Quelle chienne ! Tu sais choisir tes partenaires, il n’y a pas à dire.
 
— Baise-la, Léo.
 
Tu ne te fais pas prier, tu es déjà derrière elle, en elle. Ton excitation est palpable dans tes yeux, dans ton corps et elle nourrit la mienne. Je me cale contre un coussin et offre à mon tour ma chatte à Sabrina qui tente de me satisfaire pendant que tu la prends avec vigueur. Je sais à quel point c’est difficile de faire les deux en même temps, j’ai testé aussi.
 
 
Je m’en fiche, tout ce que je vois, c’est toi en train de la baiser. Ce regard échangé entre nous à cet instant, il résume tout de ce moment. C’est comme s’il n’y avait personne entre nous. J’ai soudain ce besoin viscéral de te sentir en moi d’une façon ou d’une autre, de jouir aussi. Je me dégage de la bouche de Sabrina et me mets à quatre pattes à mon tour pour te présenter ma croupe, libre à toi d’en faire ce que tu veux. Tu sembles comprendre mon besoin et tes doigts me pénètrent sans ménagement par tous les trous que je t’offre, triturent mes chairs sans ménagement pendant que tu continues à pilonner ma voisine.

 

 
Ma main fait le reste, je m’abandonne à tes caresses profondes et au jeu de mes doigts sur mon clitoris jusqu’à l’orgasme. J’entends Sabrina crier à nouveau à côté de moi et j’ai à peine le temps de me redresser pour te forcer hors d’elle avant que toi aussi tu ne jouisses. J’ai autre chose en tête pour te finir. Je retire la capote et me jette littéralement sur ta queue. Ta main vient saisir mes cheveux pour pomper dans ma bouche. Je sais que tu es près de jouir aussi. Le retour de Sabrina te fait relâcher la pression et c’est à deux bouches que nous te prenons. À tour de rôle, ensemble, goulûment. J’entends ton râle avant de sentir le liquide se répandre sur mes lèvres et sur celles de Sabrina. Lèvres qui se rejoignent une dernière fois pour se lécher et ne pas en perdre une goutte. À deux cette fois.
 
 
Puis le silence nous rattrape, entrecoupé par le bruit de nos respirations haletantes. Je suis épuisée, je vois le regard un peu trouble de Sabrina à côté de moi, et tu ne tardes pas à t’écrouler sur les coussins. J’ai juste la force de glisser ma tête sur tes cuisses avant de fermer les yeux. La dernière chose dont j’ai conscience, c’est ta main se perdant dans mes cheveux… et je sombre.