- Les 10 chiffres clefs de l’enquête sur la bisexualité réalisée par l’Ined : Bon, l’apocalypse n’est pas pour demain, nous ne serions que 0,9 % de femmes et 0,6 % à être bis. À compléter par un article sur Slate : Les femmes bisexuelles ont plus de partenaires masculins que les hétérosexuelles.
- Pourquoi certaines soumises crient « Cornichon » : Je n’ai convenu d’un safeword avec un partenaire que lors de ma toute première séance avec lui et toute première séance tout court pour moi. Par la suite, il a été convenu que si je disais « stop », ça voulait vraiment dire « stop ». À noter que je ne dis jamais « non », tout simplement parce que je parle peu. C’est sans doute aussi parce qu’on ne m’impose rien que je n’ai plus ou moins vu venir et que j’aurais eu tout loisir d’écarter en amont de la séance si vraiment ça posait problème. Même la douche froide qui m’a été si désagréable. Et je vais aller dans le sens de ces « inconscients » qui sont pointés du doigt dans l’article, mon partenaire actuel avec qui je pratique depuis quelques années a appris à me lire avec le temps, et il sait lire ce qui n’est pas mentionné dans l’article : le changement d’intonation de ma voix. Dans la mesure où nous ne jouons ni avec les limites, ni avec le perpétuel dépassement de soi, ni avec un public, nous considérons actuellement qu’un simple « stop » nous suffit. Je n’exclus cependant pas totalement l’usage d’un mot d’arrêt de nos jeux, mais il faudrait que les circonstances s’y prêtent un peu plus.
- Insurrection Bêta : rêve érotique sanglant ?
Pourquoi celles qui assimilent la galanterie à du « chauvinisme mâle » préfèrent-elles sortir avec des hommes plus âgés et plus riches ? Pourquoi aiment-elles regarder Pretty Woman ou lire 50 nuances de Grey alors qu’elles crachent sur la phallocratie ? Les mâles bêta dénoncent ces contradictions comme autant de preuves que les femmes ne méritent aucune pitié.
Pourquoi les mâles bêta continuent-ils de déverser leur bile aigre parce qu’ils ne sont pas des alphas, donc des Christian Grey, plutôt que de réinventer les codes pour enfin avoir une vie épanouissante ?
- Polyamorie : Des définitions et nuances que je n’utilise pas vraiment, mais j’ai vu le film par contre.
-
Pas de sexe sur les réseaux sociaux : c’est officiel, les censeurs de Facebook ont pété un boulon : Après Tumblr, Facebook durcit la censure. Le monde ne remerciera jamais assez les lois SESTA et FOSTA. Surtout que là, il ne s’agit pas de simplement lutter contre le trafic sexuel des humains.Du contenu qui offre ou demande d’autres activités pour adultes telles que :– De la pornographie à des fins commerciales– Des partenaires qui partagent des intérêts fétichistes ou sexuelsQuid du flou autour de la définition même de la pornographie… de la recherche de modèles pour des photos dénudées ou tendancieuses dans un but purement artistique voire militant… de l’organisation d’atelier de shibari…
Il serait un peu facile de simplement dire : « Facebook, si on ne l’aime pas, on le quitte » ou « Mais il y a des lieux dédiés pour ça ». (Ce qui, avec SESTA et FOSTA, est déjà moins vrai, les lieux dédiés sont emmerdés aussi.) Il n’en est pas seulement du devenir du côté organisationnel des activités entre adultes consentants, mais aussi de l’image du monde tel que des décisions comme celle de jeter un voile de pudeur sur la sexualité et les corps impliquent sur la perception de la réalité. Facebook, c’est 2,27 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois et 1,49 milliard d’utilisateurs actifs chaque jour dans le monde. Trop de gens ne sont plus dans une démarche active de regarder le monde autrement que par les filtres de Facebook. Facebook, c’est facile, tout arrive sur son fil sans rien faire. Sauf que Facebook n’est pas neutre, l’est de moins en moins et touche beaucoup beaucoup de monde ; il fait désormais partie de nos vies. Donc, ce que censure ou favorise virtuellement Facebook pose un problème bien réel qui a des conséquences bien réelles aussi.
C’était également le sujet d’un Instant M cette semaine : Peut-on confier le nu et le sexe à Facebook ? qui fait suite à la tribune de Romy Alizée dans Libération. -
Un peu de légèreté avec deux conseils podcast :– Entre nos lèvres : des témoignages de femmes et d’hommes qui parlent de leur rapport à la sexualité, de leur enfance à maintenant, avec les galères, les accidents de parcours, les drames, les rires, les larmes et moult anecdotes. C’est frais, ça fait du bien.
– Le Verrou : des extraits de livres, des passages chauds bouillants en quelques minutes. Et ça marche.

