L’ouvrage retrace le parcours de Gilles Berquet depuis ses toutes premières photos en 1982, jusqu’à son travail récent qui défend la liberté de disposer de son corps en dehors des codes de la beauté et au-delà des préceptes sociaux. Un texte de Michel Onfray accompagne les photos de l’artiste et donne son titre au livre.
Honnêtement, je n’aime pas tout ce que fait Gilles Berquet. La plupart de ses photos sur Instagram me laissent même assez froide. Son amour pour l’objet corps est parfois un peu trop fort et il sacrifie alors volontiers l’émotion à la faveur de sa thématique du moment. Il arrive cependant que certaines de ses photos plus anciennes m’accrochent l’œil au passage. Si j’ai acheté ce livre, c’est précisément pour l’aspect fétichisme. Berquet aime les talons hauts, les résilles, les jarretelles et les bas, les sexes derrière une toison et les sexes indécents, le galbe d’un mollet et la courbure des corps. Il aime ce que j’aime déjà chez Frédéric Fontenoy et John Willie. Il aime aussi les femmes qui pissent, mais là, c’est déjà moins mon truc. On se rejoint sans doute plus sur les contraintes. Et Romy Alizée.
Le texte de Michel Onfray, le seul de l’ouvrage, tourne autour de son fétiche obsession à lui : la religion. S’y rencontrent donc Jésus, Eve, Marie-Madeleine et Saint Thomas. Avec un peu de Bataille en filigrane. Un texte sans doute flatteur pour le photographe, mais qui n’est vraiment pas ce qu’il y a de plus intéressant dans le livre.
Vous retrouverez beaucoup des photos présentes dans le livre sur le site officiel du photographe ou sur son Tumblr, pour vous faire une idée avant de passer éventuellement à l’acte d’achat. Comme souvent avec les beaux livres, le prix peut être un frein, mais celui-ci se retrouve régulièrement sur le marché de l’occasion à un prix abordable.
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| Legs in fishnet, 1989 |











