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En replongeant dans mes brouillons, je suis tombée sur un échange très bref datant de mi 2016 et qui s’était tenu sur un site de rencontre non orienté BDSM. J’avais dû le mettre de côté à l’époque, car il illustrait parfaitement mon propos, mais il arrivait malheureusement plusieurs mois après la publication du post susmentionné.
À LA RECHERCHE DE…
Lui : Je suis à la recherche d’une coquine joueuse souhaitant découvrir les jeux de soumission soft ou plus, mais qui dit femme soumise ne dit pas forcément docile (eh oui, qui dit soumise ne veut pas forcément dire docile), novice de préférence ou déjà initiée. Afin de la guider pas à pas, puis l’aider à franchir les différents paliers pour découvrir les limites sexuelles, cérébrales et physiques… Le but est de lui faire découvrir le plaisir autrement et une tout autre façon de jouir à travers ces fantasmes les plus sombres (si je puis dire), à travers divers scénarios qu’elle n’aurait jamais osé faire pour diverses raisons… Et, dans tous les cas, la recherche perpétuelle de l’épanouissement. Ce que je pratique ? Je ne pense pas agir différemment des autres personnes qui pratiquent. J’aime la cérébralité avec un brin de perversion, j’aime les pratiques sexuelles diverses et variées, j’aime l’obéissance, j’aime l’éducation, l’humiliation avec subtilité, voir ma soumise en d’autres mains, je pratique la dilatation vaginale et anale, les jeux de bougies avec de la cire chaude, la fessée, la cravache, l’exhib, etc. Et j’oublie sans doute pas mal de choses… Par contre, je ne fais pas dans le scato, les aiguilles, le sang. À savoir que je ne suis le maître que d’une seule soumise en appartenance afin de pouvoir me consacrer à 100 % à cette relation, mon expérience du passé m’a montré qu’en avoir plusieurs était une façon de s’éparpiller totalement et surtout de ne plus être totalement capable de mener dans de bonnes conditions la progression de la soumise. Je fais attention à la santé de ma soumise, je ne risque pas sa vie, je l’aide à progresser dans sa soumission sans griller les étapes, ne monte d’une marche que lorsque je la sentirai prête à franchir certaines limites, je ne franchis également jamais la ligne rouge de ses limites totalement interdites. De plus, elle est en droit d’utiliser et d’user à sa guise du code couleur (vert, orange, rouge) ainsi que du safe word.Moi : C’est le guide du parfait petit maître pour la parfaite petite soumise que vous me décrivez là. Si votre expérience vous fait dire que vous ne pensez pas agir différemment des autres personnes qui pratiquent, il vous manque encore beaucoup beaucoup de nuances dans votre approche. Comme je n’ai jamais 100 % de mon temps à consacrer à une relation, quelle qu’elle soit, ce n’est donc pas ici que vous trouverez votre bonheur. Bonne continuation à vous 🙂
J’étais visiblement déjà en phase de rébellion contre le protocole.
Ce message a dû être copié-collé des dizaines de fois et envoyé à autant de femmes, mais il a cependant le mérite d’avoir été travaillé (nonobstant les fautes que je vous épargne) et d’énoncer clairement l’offre, en espérant répondre à une demande pas toujours aussi bien formulée et souvent encore de l’ordre du fantasme. De l’importance de tenter sa chance sur un site où il y aura plus de néophytes en la matière que sur un lieu de rencontre BDSM.

