Être sexe-positive, ce n’est pas forcément la fête du slip chez Ovidie. Apparemment, il va falloir que j’ajuste mon vocabulaire et dise dorénavant « sexe-positive » au lieu de « femme libérée qui sait ce qu’elle veut et très ouverte d’esprit ».  En tout cas, je me reconnais bien dans ces mots :

Ce n’est pas parce qu’on revendique une certaine liberté qu’on autorise tous les crevards à venir nous harceler. Faire ce que l’on veut de son corps, cela ne veut pas dire être disponible. C’est choisir, et dans l’immense majorité des cas, c’est dire « NON ». Être sexe-positive, c’est avoir le droit de décider, et non subir.

Être sexe-positive, c’est aussi accepter de ne pas être à bloc en permanence, de se délivrer aussi de toutes les injonctions de performance dont nous sommes bombardées. On peut tout à fait préférer parfois se promener en forêt, manger des chips, ou regarder un film avec Christian Bale plutôt que de se retrouver les quatre fers en l’air. 

(Message personnel à celui qui se reconnaîtra tout de suite : penser à prendre des chips la prochaine fois que tu me donnes rendez-vous entre midi et deux dans un lieu douteux. Nous irons les manger derrière les buissons en matant.)