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J’ai toujours été fascinée par le squirt, cette fulgurance synonyme de jouissance intense à ce qu’il paraît. J’avais même lu un livre sur les orgasmes multiples et les femmes fontaines qui m’avait confirmé que j’avais accès à l’un mais pas à l’autre pour une raison inconnue, alors qu’il suffit, paraît-il, de pratiquer et d’être attentive à son plaisir. Au fil des mois, c’est devenu un rêve inaccessible, un fantasme. Les orgasmes à répétition, ce n’est déjà pas si mal après tout.
La journée a commencé de manière étrange, par un rêve dans lequel j’étais seule en club libertin, dans lequel un vieux pervers ne respectait pas les règles et dans lequel, enfin, j’avais envie d’une femme. Étrangement, il y avait la jolie K. qui m’a reconnue tout de suite. Le réveille-matin aura tout interrompu. Et ce club est de toute façon fermé jusqu’à la fin du mois.
Mais ça n’empêche pas la furieuse envie de sexe. À défaut de pouvoir coquiner, autant profiter de la tranquillité de la maison pour me faire plaisir seule. J’ai donc sorti mes accessoires, dont ma magic wand. Quelques pinces à linge en bois, et un plug avec lequel j’ai commencé à jouer en regardant un film un peu hard. Je suis désolée, Maître, je manque parfois de finesse quand j’ai des pulsions. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. J’ai placé quatre pinces à linge de chaque côté de mes seins, là où la chair est bombée, en évitant le mamelon. J’ai arrêté de jouer avec le plug, il ne me procurait pas de réel plaisir ce matin. J’ai pris l’accessoire ultime et je me suis stimulée jusqu’à jouir plusieurs fois. En apparence, rien de différent de d’habitude. Puis j’ai enlevé les pinces doucement, ma tolérance à la douleur n’était pas au rendez-vous ce matin, et j’ai été prendre ma douche. En voyant les marques laissées sur mes seins dans le miroir, j’ai hésité à prendre une photo pour vous. Je suis sûre que ça vous aurait plu.
Une fois habillée, j’ai repris mes habitudes du matin. Jusqu’à ce qu’un coup de fil m’interrompe. C’est pendant ce coup de fil, alors que je marchais pour m’occuper, que j’ai senti que je mouillais vraiment beaucoup. Pire que je me vidais littéralement dans ma culotte. Toujours au téléphone, j’ai foncé aux toilettes et c’est là que j’ai compris ce qu’il se passait. Le liquide était très clair, très fluide, et il s’écoulait de moi comme si j’avais percé une poche d’eau. Ma culotte et mon pantalon étaient trempés à l’entrejambe, le reste est parti directement dans les toilettes. De toute évidence, j’ai réussi à faire quelque chose sans le faire exprès, mais quoi ? Le résultat n’était pas aussi impressionnant et immédiat que chez certaines femmes. Alors, squirt ou pas ?
À peine le téléphone raccroché, j’ai essayé de réitérer. Je suis montée dans ma chambre, j’ai attaché mes chevilles aux pieds du lit pour forcer mes jambes à rester écartées, et j’ai recommencé la stimulation avec l’accessoire magique. J’ai joui, encore et encore, très fort. Espérant voir un jet arroser le sol. Mais rien ne s’est passé. Pas plus que dans les heures qui ont suivi. J’étais juste mouillée d’excitation, rien de plus.
La journée s’est déroulée. À midi, j’ai profité de ma pause pour mettre mon Rosebud en place et, assise dans mon fauteuil de jardin, j’ai baissé mon pantalon et exposé ma chatte et mon cul au soleil. Juste pour savoir ce que je ressentirais quand le métal serait réchauffé par les rayons. Bien sûr, j’ai de nouveau eu envie de me masturber. Salope un jour, salope toujours. J’ai donc repris le chemin de la chambre, et mon sextoy. Les vibrations m’ont encore fait grimper aux rideaux plusieurs fois. Toujours aussi fortement. Trois ou quatre fois dans la foulée, jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Et rien n’y a fait, impossible de reproduire le miracle du matin. Le hasard d’une position différente ? La stimulation anale préalable ? Je suis même incapable de dire si le plaisir ressenti le matin était différent. Tout ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, j’ai joui une dizaine de fois en pensant à vous, en imaginant votre satisfaction en apprenant la bonne nouvelle ; je suis rassasiée, mais votre bite m’a quand même bien manqué, Maître. J’ai hâte que ce soit la rentrée…
