• Lifting and Spanking Machine, ca. 1908 : À faire soi-même pour se fesser soi-même. 
  • La gynarchie  entre la domination féminine de Elise Sutton  et le « SCUM Manifesto » de Valérie Solanas : Article très instructif chez Lady Agnès. Pour l’anecdote, un homme m’a déjà abordée sous l’angle de la gynarchie, me proposant de me faire découvrir cette façon d’envisager une relation. Sentant un brin de manipulation pour obtenir une soumission à la carte, je lui ai fait gagner du temps en lui disant que la gynarchie ne correspondait en rien à ma conception des relations entre hommes et femmes. Même par jeu.
  • Les couilles sur la table / Maïa Mazaurette – Érotiser les hommes : Je ne peux qu’aller dans son sens. J’éprouve un réel plaisir à être avec un partenaire qui sait se jouer des codes, qui n’est pas figé dans un rôle de mâle, qui n’est pas qu’une érection glorieuse et qui élargit ainsi le champ des possibles dans sa relation avec la femme. L’une des clés de l’égalité est là selon moi : que l’objet du désir soit aussi désirant. Et que le corps de la femme cesse d’être le seul à être en mesure d’éveiller le désir, sans que l’on nous impose pour autant une idée du corps masculin « idéal ». J’aime écrire le corps de l’homme, j’aime le prendre en photo, y compris dans sa normalité, j’aime qu’il s’apprête pour me séduire. J’aime qu’il cherche à faire pétiller mon œil.
    Sur un autre registre, j’ai également beaucoup apprécié cette longue tirade sur les compétences ménagères. Il est évident que ça change tout dans le rapport avec les hommes quand ceux-ci savent se débrouiller seuls. Et vraiment, personne n’aime faire le ménage !!!

    Victoire Tuillon : Est-ce que la répartition des tâches ménagères à un impact sur le désir dans les couples ?
    Maïa Mazaurette : Oui, absolument. Déjà, parce que le plus souvent on fait l’amour dans la chambre à coucher qui est un endroit où il y a des tâches domestiques à faire. Moi, s’il y a le panier de linge sale et que c’est moi qui suis en charge de la lessive et que c’est le moment de faire l’amour et que je vois qu’il est rempli, je vais forcément y penser parce que c’est le principe même de la charge mentale. Deuxio : un homme qui ne sait pas faire les tâches domestiques, ça veut dire qu’il n’est pas complètement adulte, ça veut dire qu’il ne sait pas habiter tout seul ou en couple, qu’il y a un truc qui n’est pas fini chez lui et je ne peux pas désirer un enfant en fait. Donc si on ne sait pas, quand on est un homme qui a quitté le foyer familial ou même à 16 ans en fait, qu’on ne sait pas faire une lessive, qu’on ne sait pas faire la vaisselle, qu’on ne sait pas passer la serpillière et qu’on ne sait pas être propre à la maison, alors je pense qu’on est encore un peu trop jeune pour avoir accès à la sexualité et qu’il faudrait d’abord apprendre ces compétences-là avant d’espérer faire l’amour avec une femme, plutôt que de lui remettre, à elle, la charge de vérifier si les draps sont propres. Un homme qui ne sait pas s’occuper de son foyer n’est pas un adulte et, moi, j’aime les hommes adultes. Je ne suis pas pédophile ou pédocriminelle, donc je ne coucherai pas avec un homme qui ne sache pas faire le ménage. Point barre.
    VT : C’est ce que tu as écrit : aux femmes, on demande de désirer des enfants.
    MM : Oui, bien sûr, mais ce truc de trouver formidable que les hommes sont immatures, moi, ça ne me fait pas rire du tout en fait. Je ne suis plutôt pas sinistre comme personne, mais là, ma bonne humeur quand on me raconte un truc pareil s’écroule immédiatement parce que l’immaturité, le fait d’être un peu brouillon, de ne pas savoir quoi faire, en plus, ça fait ça fait des mecs qui sont parfois très fébriles, ça me rend barge. Parce que, moi, je n’ai pas su comment faire ça bien avant d’apprendre et c’est une compétence. Et j’attends ça des gens qui m’entourent, aussi parce que, s’ils ne savent pas le faire, évidemment que c’est sur toi que ça retombe. À la fois, on fournit beaucoup d’efforts, on fait un grand travail de production esthétique, en même temps on n’est pas reconnues pour ce travail parce qu’on se dit : eh ben, ce sont les hommes qui désirent. Comme si, nous, on n’avait pas fait à chaque fois le premier pas qui consiste à être désirable. Et c’est un peu tout la séparation entre la séduction active et passive. Les hommes se disent : voilà, les femmes font de la séduction passive ou pas de séduction du tout, moi je suis la personne active et donc je propose, elle dispose. Mais moi en tant que femme, je n’ai pas envie de ne faire que disposer, j’ai plein de choses à proposer, je suis une force de proposition, je suis une forme de désir. On sait bien qu’il y a des rôles qui sont très limités et qu’à la fin de notre vie, je pense qu’à chaque fois qu’on rentre dans les chaussures du genre, on le regrettera. On se dira : j’ai vécu une moitié de vie.

  • Éloge du missionnaire : Parce que la simplicité, ça fait du bien aussi, même aux plus tordus d’entre nous. 
  • Mets-la-moi dans l’QI : Où il est question de sapiosexualité. C’est marrant que cette préférence sexuelle passe tout de suite comme une forme de snobisme ou un truc un peu prise de tête. Comme s’il y avait quelque chose de mal à préférer séduire ou être séduit(e) avec des mots, des références, du quinzième degré. Ce qui n’exclut absolument pas d’en avoir quelque chose à faire du physique de l’autre. Bien sûr, cela implique d’avoir envie de s’inscrire dans un temps un peu plus long que nécessitent les échanges. Ça fait aussi tout de suite un premier tri, notamment sur les sites libertins, où, pour certaines, la conversation ne commencera que si l’homme montre son sexe en érection avant même de dire bonjour (Le tri sur la taille du sexe, n’est-ce pas une autre forme de snobisme cela dit ?), alors que pour d’autres, elle ne pourra commencer que si l’homme arrive à élaborer un texte d’introduction de sa personne qui va au-delà du très banal : Salut, ça va ? De quoi y perdre son latin, mais il faut bien de tout pour faire un monde.