Temps de lecture : 5 min
Pour l’anecdote, ma petite fierté personnelle, c’est d’avoir su saisir l’opportunité au vol avec une rencontre d’un jour. Rien de trop invasif, j’ai juste pris le dessus à un moment et, tout en le branlant, j’ai placé la pulpe d’un doigt sur son sphincter, que je me suis contentée de masser, ongle trop long oblige. J’ai compris en l’observant que non seulement c’était la première fois pour lui, mais qu’en plus, il était lui-même étonné d’y prendre autant de plaisir. La surprise dans son regard était délicieuse. Et j’étais particulièrement contente de lui avoir fait découvrir ça, même si ça n’a pas été plus loin ce jour-là.
Bien sûr, l’idée de se faire vraiment prendre par une femme a travaillé l’esprit de quelques partenaires avec qui la conversation est allée dans cette direction au fil des rencontres. Et ça me travaille aussi du coup. Sauf que je suis difficile. Passée l’impression étrange que me fait ressentir le fait de m’imaginer en train de sodomiser un homme, je souhaite surtout le faire en préservant au maximum ma féminité. Et c’est là que ça a coincé très très longtemps. Je ne trouvais pas l’accessoire idéal. J’ai dit que j’étais difficile, c’est encore pire que ça. Ça m’a pris presque deux ans. Je ne voulais pas de gode ceinture noir avec un membre tout aussi noir accroché dessus, pas de harnais en cuir avec ce cercle métallique si visible servant à placer le gode de la taille et de la couleur souhaitées, pas plus que de harnais avec un effet corseté sur les fesses. Je trouve tout ça trop agressif visuellement ou, tout simplement, pas joli. J’aurais pu à la rigueur me laisser tenter par le joujou qui tient tout seul de Fun Factory, mais me connaissant, il aurait vite glissé hors de moi. Bref, j’ai passé des mois et des mois et des mois à chercher et à ne pas trouver. Ce qui arrangeait mon partenaire du moment qui avait besoin de temps pour se préparer à l’idée de toute façon.
Puis j’ai aperçu ceci totalement par hasard dans le reportage d’Ovidie : À quoi rêvent les jeunes filles ? Un harnais sexy, féminin, joli. Enfin ! C’est exactement ça que je voulais !


Les recherches ont repris avec cette idée précise en tête, infructueuses. J’en étais arrivée au point que demander à la réalisatrice me paraissait être la seule solution. « Bonjour, j’ai une question totalement étrange et précise à vous poser, mais le harnais que l’on voit à la 10e minute, vous sauriez où le trouver en vrai ? » Bon, le hasard, encore lui, a fait que je n’ai pas eu besoin d’aller jusque-là. Je suis tombée sur LE vendeur : Velvet Nest aux USA qui fait du sur mesure à la main. J’ai poussé un cri de joie pour déchanter aussitôt une première fois en voyant que le modèle que je visais n’était plus disponible, et une deuxième fois en lisant que, sans doute victime de son succès, la boîte avait de réels problèmes pour livrer et que la plupart du temps, le paquet ne partait jamais… Retour à la case départ avec un sale goût de déception dans la bouche.
Il faut savoir que, pendant tout ce temps passé à chercher sans rien trouver à mon goût (deux ans donc), le partenaire qui avait lancé l’idée me demandait régulièrement, et pas si innocemment que ça, si j’avais trouvé chaussure à mon pied. Eh bien, la prochaine fois, je pourrai lui dire que, oui, ça y est : j’ai ! Car j’en ai eu marre. Et j’ai surtout découvert RodeoH qui fait des choses avec une touche suffisamment féminine pour que ça me convienne tout en me permettant de couper la poire en deux : j’ai la culotte, à mon (mes) partenaire(s) d’acheter l’accessoire de son (leur) choix pour l’y enchâsser 🙂 J’ai donc opté pour ceci (la touche féminine est aussi et surtout dans le dos) :
Voilà une bonne chose de faite. Maintenant, il ne reste plus qu’à passer aux choses sérieuses quand les planètes seront alignées comme il faut. Car, bien sûr, ce n’est pas parce que je suis équipée que mon/mes partenaire(s) est/sont prêt(s). Mais maintenant, ça risque de les travailler un peu plus 🙂

