« Je vais peindre… Je vais peindre comme un fou : tes yeux, ta bouche, ton front… ton corps… tes cuisses… ton cul. Ah oui ! aah… ton cul surtout. Montre-le moi. Hein ? ah oui, montre, montre-le moi. Là, cambre-toi, là… Tends-le bien vers moi. Ah comme il est beau. Pfouuu ! On dirait un Courbet, dis donc. Quel génie il faut pour peindre ça. Quand je pense que ce mec en a peint des milliers et qu’on l’a poursuivi pour obscénité alors qu’il a peint la plus belle chose au monde, un cul. Oooh. Un cul de bonne femme. Oh il est magnifique. Je vais le peindre en vert, en bleu, en rouge, en jaune, aaah j’y passerai des jours, des nuit, des mois s’il le faut. Ahhh Nom de dieu de bordel de merde, ah tu me rend dingue, tu me rends fou. Ah je suis fou. Oooh pose-toi bien là. Ooh ton cul, ton cul, c’est mon génie. »
Les Galettes de Pont-Aven (1975)

