Œuvre de Jacqueline Secor que je vous invite à suivre sur Instagram

Elle naît tout en bas d’un lieu géométrique
À la sentir couler, je me crois à la mer
Parmi les poissons fous, c’est comme une musique
C’est le printemps et c’est l’automne et c’est l’hiver

L’été, ses fleurs mouillées au rythme de l’extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l’amour n’a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n’ont plus besoin d’enfants

Elles coulent les sources, en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées, celles qu’on n’ouvre plus

Sous des linges qu’on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques, ça me fait croire qu’il a plu

Qui que tu sois, toi que je vois, de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n’en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l’improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens

Ta dune, je la vois, je la sens qui m’ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s’en va
Qui s’en va et revient mieux que l’imaginable
Ta source, tu le sais, ne s’imagine pas

Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la Terre

Ta source s’est perdue au fond de ma poitrine

Ta source… je l’ai bue

Ce à quoi quelqu’un a rajouté :

Moi aussi je t’ai bue… à en boire la tasse
Sans que jamais je ne me lasse
De plonger à corps perdu
Dans ton con, dans ton cul