• « Le Regard féminin » d’Iris Brey, un ouvrage à réfléchir 
  • Histoire du clitoris chez Odile Fillod
  • Une blogueuse que j’ai lue, que j’ai liée et à qui j’ai beaucoup pensé pendant ses années de silence vient de refaire surface. Et j’aime toujours autant la lire.
  • Et pourtant, dans nos échanges, il m’avoue qu’il n’en peut plus de ce sujet, qu’il est à bout. Il en a marre, vraiment marre à présent de la séduction et du sexe. Il me dit que ça ne l’amuse plus du tout, que c’est comme si « ça ne le motivait plus du tout, depuis quelques temps », il ne croit plus à la félicité du désir, de la séduction, comme ça, dans ce contexte, dans ce monde, « plus du tout, même ». Il me dit : « Tu comprends toi tu t’éclates : tu es une nana et quand tu veux baiser, avoue que tu n’as pas à chercher bien longtemps… Tu fais ton marché, tu minaudes, t’as la belle vie… Moi j’en ai marre de me heurter sans cesse à des pimbêches chiantes qui adorent se faire baiser, mais « après un petit tour au Bon Marché », ou « tu ne peux pas d’abord me présenter machin ou machin » … Il me dit : « la liberté sexuelle, c’est exaltant quand tu as du répondant, des partenaires à ta mesure, que tu es challengé dans ton désir, tes certitudes, qu’autrui te procure cette denrée rare et indéfinissable : du trouble… Mais quand tu te sens hyper seul dans ta liberté, c’est carrément pas drôle. Voilà, je défends encore et toujours la liberté sexuelle, parce que c’est un idéal, c’est la façon dont je voudrais vivre dans un monde parfait où les gens seraient intéressants, mais c’est devenu pour moi un idéal abstrait. Il y a tellement de sexe partout, dans notre monde, dans tous les magazines, et sur internet partout et compagnie, que c’est comme s’il n’existait plus vraiment nulle part. Voilà, le sexe est un simple divertissement commercial. Pour plein de gens, maintenant, c’est sexe ou ciné, au même niveau. Le vrai sexe, le très très bon, le sexe initiatique et sacré, celui qui porte notre feu, celui qui éblouit, on l’a tué. »

    Oui, c’est vrai, on a surement laissé gagner, du moins, en apparence, le sexe glauque et bien moche de tous ceux qui en font une science et/ou un business, tous ces marécages boueux de fausse liberté, tous ces business sans scrupules qui s’abritent derrière la belle idée de liberté sexuelle, pour ne servir que de la fange à des hommes et femmes tout simplement en mal d’être désirés, touchés, aimés (nous en sommes tous là, non ?).